Le carnet de croquis est un objet à deux bouts. Il peut prendre n’importe quelle forme, être manufacturé, accumuler les bosses, les trous, les torsions mais, en tout état de cause, une fois terminé, il doit se présenter comme un objet à deux bouts. C’est la difficulté. Le dessinateur n’a qu’un seul bout; le début. Mais il dessine sur des carnets à deux bouts. Un bout pour commencer, un bout pour finir. Les bouts vont par deux, comme les chaussures, comme les pieds dans les chaussures. Il faut qu’il y ai deux bouts dans un carnet, c’est dans sa nature. Même si le prix est excessif pour un petit tas de papier dessiné qui n’a aucune chance de ramener le moindre billet de banque. Qu’importe, il s’agit de mettre le bout manquant au bout du bout. on n’en voit pas le bout. Fin.

_ matières en cours.

carnets "de travail"

_ sur le vif.

_ carnets du « 13 »